Pas de patinoire sur la Grand-Place de Tournai cette année

 



Dans la presse et sur facebook, je constate à quel point nos politiques et responsables communaux sont rôdés dans l’art de la communication et de la manipulation de l’information.

Ainsi, on peut lire dans le Nord Eclair : « Le propriétaire de la patinoire a décidé de lâcher la Ville au dernier moment.  Le journal Vers l’Avenir, relayait les propos de l’Echevine Dedonder « Le gérant de la patinoire synthétique n’a mis aucune bonne volonté pour trouver une solution à Tournai. … Il y a une telle mauvaise foi que j’envisage de demander au service juridique de la ville d’examiner attentivement ce dossier » .

Sur facebook, les échevins et responsables centre-ville s’auto-congratulent, se réjouissent de la bonne gestion du dossier dans une telle urgence, de l’arrivée d’un « air nouveau ».  Fort bien le bon peuple est rassuré tout est bien géré dans notre bonne ville de Tournai.

Comme l’Echevine Dedonder, je trouve également qu’il y a beaucoup de mauvaise foi dans ce dossier.  Laissez-moi vous relater les faits, je vous laisse juge …

Lors des précédentes éditions la patinoire mobile était présente sur le marché de Noël de Tournai, grâce à un partenariat entre la Ville et ma société.  L’année dernière, de graves manquements ont été constatés au niveau de la sécurité : 12 chalets fracturés en une seule nuit, vandalisme, vol de matériel d’éclairage à la patinoire, absence de surveillance durant la nuit du 31 décembre. 

J’ai fait part de mes craintes lors de la réunion préliminaire qui se tenait le 25/10.  J’ai clairement expliqué que faute de garanties écrites quant à la sécurité (et également 4 autres points : présence d’un chapiteau, éclairage, décoration, sonorisation), je ne serai pas présent pour le marché de Noël de cette année.  Ma position a été actée dans le PV de réunion que je tiens à disposition de toute personne intéressée.     

Le 14/11, près de trois semaines plus tard, Je n’avais toujours pas obtenu de réponse sur 4 points (seule la présence du chapiteau avait été confirmée).  J’ai donc à nouveau écrit aux responsables communaux pour leur rappeler l’urgence de la situation, et leur donner un nouveau délai jusqu’au 18/11.  Je leur écrit ceci : « Pour pouvoir confirmer ma présence au marché de Noël, j’ai besoin de garanties officielles à ce sujet.  … Je dois donc impérativement être rassuré sur ces points avant le 18/11. »  Peut-on être plus clair ?

Suite à ce mail, j’ai reçu une confirmation concernant l’éclairage. Ainsi qu’un mail de l’Echevin Braeckelaere, m’informant qu’il était nouveau venu sur ce dossier, qu’il trouvait mes questions légitimes, mais qu’il était pour le moment dans l’incapacité d’apporter des réponses.  Fort bien, j’attends donc les garanties concernant la sécurité, ma principale inquiétude.

Le 20/11, à 5 jours du montage du chapiteau, je n’avais toujours pas de réponse à ce sujet, je décide de trancher une fois pour toute.  J’adresse un mail aux échevins leur faisant part de ma décision de ne pas prendre part au marché de Noël cette année. 

Dans les deux heures qui suivaient j’avais les échevins au téléphone pour tenter de trouver des solutions.  C’était soudainement devenu une priorité et il fallait trouver des solutions !  Madame Dedonder a été particulièrement dynamique et a proposé des solutions permettant de régler le problème.  Effectivement, bravo ! … Mais trop tard !

Ces gens se rendent-ils compte que l’installation d’une patinoire ne se fait pas comme celle d’un château gonflable ? Qu’il faut transporter et installer 6.5T de matériel ? Qu’il faut disposer de matériel, de main d’œuvre ? La patinoire n’est pas mon activité principale et je ne dispose pas des moyens logistiques et humains pour installer la patinoire, je dois faire appel à des sous-traitants ou partenaires.   J’ai donc téléphoné aux différents intervenants pour savoir s’il était possible de tout mettre en place en moins de 4 jours (week-end compris).  La réponse fût négative, le délai était trop court. 

Sachant cela, qu’en pensez-vous ?  A qui la faute ?
J’ai lu sur la page d’un ami qui se reconnaitra « Gérer c'est prévoir, ne pas prévoir c'est déjà gémir ».

Quant au fait de vouloir m’installer ailleurs, plus tard dans le mois de décembre, je pense qu’il est tout à fait légitime pour moi de vouloir sauver une partie de ce qui peut l’être.  Mais nos responsables estiment sans doute que j’aurai dû rester à me lamenter sur leur incapacité à traiter les problèmes en temps et en heure…


 

 

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